Le rapport au théâtre

LE RAPPORT AU THÉÂTRE


Sur la scène du théâtre et de la comédie musicale


Elio Di Tanna envisage la scène aussi largement que son activité musicale : loin de se limiter à celle du récital de piano, il investit avec son instrument, au gré des rencontres, celle du théâtre et de la comédie musicale. Ces collaborations nourrissantes infléchissent son jeu, nourrissent sa pratique de la scène. « Cela a commencé il y a une quinzaine d’années, confie le pianiste, avec une première comédie musicale. Aujourd’hui, le théâtre tient une place très importante dans ma vie de pianiste. J’apprends énormément auprès des comédiens avec qui je collabore : le travail préparatoire de la scène, de la diction m’apporte des réponses à certaines interrogations purement pianistiques de présence scénique et d’écoute. »

Elio Di Tanna partage la scène avec Jean-Claude Drout pour Mozart père et fils (2010), Francis Huster pour l’hommage à Guitry Sacha le Magnifique (2010), La Guerre de Troie n’aura pas lieu de Giraudoux (2013) et De Molière à Beethoven, la passion (2017), Romane Bohringer pour Hemera de Sophie Maurer (2016) mis en scène par Panchika Velez, et aujourd’hui, depuis 2014, André Dussollier pour Novecento. Un nouveau projet, dont la création est prévue en 2019, est en cours d’élaboration avec Francis Huster, à qui Elio Di Tanna avoue devoir beaucoup. « Il est le premier à m’avoir donné ma chance sur la scène de théâtre, il a tout de suite eu confiance en moi et en mes choix musicaux. Je lui en suis extrêmement reconnaissant. »

Elio Di Tanna est également familier de l’univers de la comédie musicale, qu’il accompagne sur scène au piano ou au synthétiseur, seul ou avec orchestre. Avec la compagnie À court et à corps, il se produit dès 2003 dans un spectacle autour du cirque à La Péniche Opéra. Avec La Comédie Framboise, il met son piano au service des Jeux de mots laids pour gens bêtes (2008), tableaux fantasques et colorés inspirés des textes et chansons de Bobby Lapointe mis en scène par Léonie Pingeot et Gwladis Saligné. En 2018, à Paris et en tournée en France, il est aux côtés d’un orchestre symphonique pour plusieurs ciné-concerts de La La Land, de Damien Chazelle, dirigé notamment par le compositeur oscarisé de la bande originale, Justin Hurwitz. D’autres collaborations sont prévues pour 2019 avec la société de production uGo&Play.